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Maxwell Bates dans sa bibliothèque à Victoria
Maxwell Bates dans sa bibliothèque à Victoria, 1965
Photographie et gracieuseté de Karl Spreitz
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Les écrits de Maxwell Bates révèlent un artiste extraordinairement complexe, dont la connaissance et les opinions portent sur de nombreux sujets: son éducation, l'histoire de l'art à Calgary, la peinture naïve, la condition humaine, la nature et le but de l'art, le rôle des architectes dans l'art public, le Rapport Massey en 1957 et bien plus.

 

"Et dans mon âme, Des sentiments à peine perceptibles, Une grande beauté ; Quelques mots de Dieu, Pas tout à fait invisibles."

1906-1930.

Les notes biographiques de Bates fournissent des renseignements inestimables concernant ses premières influences artistiques et ses intérêts pour la littérature (tout particulièrement le roman russe), la critique littéraire, la psychologie et la philosophie. L'extraordinaire quête de W.L. Stevenson et Bates pour l'auto-expression (qui évoluera rapidement vers le modernisme), à la fin des années 20 à Calgary, est décrite dans "The Painter W.L. S.: a Memoir". Un des poèmes de cette époque, "Le cerf-volant", témoigne de l'intérêt de Bates, très tôt, pour le thème de l'entrave et de la liberté.

1931-1939.

Membre du Groupe des Vingt à Londres, Bates écrit un article important sur la Peinture Naïve, insistant sur son contenu émotionnel chargé et sa nature "intensément individuelle". Durant cette période, Bates suggère également qu' "Aucun homme n'est complètement mauvais."

1940-1945.

Trois sélections datant de cette période illustrent l'épreuve que le prisonnier de guerre Bates a traversé en Allemagne, et l'effet profond que cette captivité a eu sur lui.

1946-1961.

24 sélections de cette période font ressortir un artiste intensément engagé, doublé d'un critique d'art aux intérêts multiples (Le rapport Massey, 1951; Journal de pensées, 1957) et d'une profonde humanité (poèmes "Le tigre" et "Annonces"). Par exemple, dans "Quelques problèmes pour les artistes canadiens des Prairies", Bates identifie "la religion conventionnelle" comme une source de problème pour les artistes canadiens des Prairies: "Ces crédos fondamentalistes et ultra-protestants avaient tendance à détruire la réaction esthétique par rapport à la vie... Un puritanisme stérile n'est pas un terreau fertile à l'épanouissement des arts. Seul le matérialisme peut y fleurir."

Pour le cinquantenaire de l'Alberta, Bates transmet d'intéressants aperçus sur l'art de Roloff Beny, Illingworth Kerr, Frank Palmer, W.L. Stevenson, Janet Mitchell, Elva Fredering, Luke Lindoe, Marion Nicoll, George Weber, Jack Snow, Roy Kiyooka, Ron Spickett, George Mihalcheon et Greg Arnold dans son article "Quelques réflexions sur l'Art en Alberta".

1962-1980.

Cinq ans après sa réalisation en 1961, Maxwell Bates révèle la signification de sa peinture "Crucifixion de minuit" et élabore sur le thème des épouvantails et des crucifixions dans "Signification de l'épouvantail." Il déclare qu' "aucun artiste digne de ce nom n'a jamais fuit la réalité" dans "Mémorandum sur l'Art". En 1970, il suggère à nouveau que "l'Homme est manipulé par des forces qu'il ne peut contrôler" et témoigne de ce que lui a enseigné son expérience de prisonnier de guerre dans " Une jungle de jours ". Bates évoque humblement sa contribution artistique dans un poème d'inspiration koan, " Travail d'une vie ".

n.d..

Bates affirme que les artistes qui sont mystiques par nature abordent la question de valeur dans "La question de valeur en peinture". Dans "Le Constructivisme et l'esthétique de Biederman", Bates appelle à une expression des sentiments qui dépasse celle de "l'esthétique platonique et du nombre de Pythagore."

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