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Maxwell Bates naît et grandit dans une famille anglo-canadienne à Calgary, qui lui inculque des notions internationales. Ses souvenirs de 1906 à 1931 nous fournissent des aperçus sur cette éducation et sa quête ultérieure du modernisme.
En 1931 à Calgary, le travail en architecture est maigre. Désireux de profiter plus directement du contact direct avec l'art international, des expositions et de possibilités de vente, Bates part à l'âge de 25 ans pour Londres, dans un cargo à bétail. Dans l'année, il rejoint le Groupe des Vingt, et expose aux côtés d'autres artistes prometteurs également dans la vingtaine, ainsi que dans des expositions individuelles à la Galerie Wertheim pendant les huit années qui suivent. Il assiste à plus de 2000 expositions à Londres, et cultive son intérêt dans l'estampe japonaise, l'astrologie et les horoscopes. Bates expose ses œuvres lors de l'Exposition de l'Association Internationale des artistes, en 1937.
Fait prisonnier pendant la Deuxième Guerre Mondiale en Allemagne, Bates connaît le travail manuel forcé de 1940 à 1945, mais trouve le temps de développer ses idées sur l'art.
Après la guerre, Bates revient à Calgary en 1946. Son amitié avec Jock Macdonald, puis sa position à la tête du Département Artistique de la Tech (1946-1947) lui sont d'une très grande importance. Afin d'acquérir une totale indépendance sur le plan artistique, Bates travaille comme architecte. Sa cathédrale St. Mary's, d'inspiration moderniste néo-gothique (1954-1957), est toujours fièrement érigée dans le ciel de Calgary. Bates suit à New York les cours de Max Beckmann pendant 4 mois. A cette époque, Bates épouse sa première femme, May, qui meurt à Calgary en 1952, juste trois ans après leur mariage. En novembre 1961, un infarctus majeur impose à Bates de cesser son travail d'architecte.
En 1962, Bates et sa seconde femme Charlotte déménagent à Victoria. Il continue à expérimenter les techniques, développe les thèmes de son travail artistique et poursuit son incessante inventivité. Bates devient un membre très apprécié des Limners, un "groupe convivial d'artistes qui souhaitent socialiser, mais aussi préparer des expositions en tant que groupe". Les Limners tirent leur nom d'artistes européens itinérants, qui gagnaient leur vie en peignant des portraits et des enluminures. A l'occasion de son 70ème anniversaire, les invités de Bates sont déguisés en personnages inspirés de ses nombreuses peintures. |
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